Pouvons-nous jouir en ville ? NON ! Nous le devons !

émotionnaute { əmɔsjɔnot } :

Dérivé d’émotion, du latin emovere : mettre en mouvement / ébranler. et du suffixe -naute du latin nauta : matelot, relatif aux navigateur/trice.

  1. Définit tout individu à même de s’émouvoir au sein de son environnement.

  2. Explorateur/trice intemporel/le de l’humain et de la ville. Individu qui agit sur la ville et la rend visible aux yeux de tous.

  3. Communauté d’individus s’engageant à exercer et vivre sous le prisme de l’émotion.

Les émotionnautes ne sont pas nés, ils sont.

Toujours là parmi le monde, parmi la foule et les crachats : l’émotionnaute observe, traduit, excite, vibre. L’émotionnaute c’est celui ou celle qui ose vivre la ville, pleurer, crier, vomir - à même le bitume. L’émotionnaute sent la brise derrière la pollution, voit l’herbe sous le pavé, entend chanter les cheminées, se délecte de la pluie lorsqu’elle tombe et frôle les êtres lorsqu’il/elle les croisent. Les émotionnautes sont alors une communauté constituée de toi, de moi et d’eux : des gens qui savent encore resentir, qui croient encore profondément à l’intuition et aux vases communicants.

Alors si toi aussi tu te sens émotionnautes : engages-toi aujourd’hui et pour demain à vivre et exercer sous le prisme de l’émotion et aides-nous à faire de l’émotion un Label Humanité.

N’abandonnons pas ce que nous sommes aux prises de la rationalité.

Nos émotions sont puissantes, elles font de nous ce que nous sommes. Laissons-les exister, sans trop les contrôler, sans trop les annihiler.

Soyons nous-même, sans retenue.

Aucune.

Pouvons-nous jouir en ville ? NON ! Nous le devons !

émotionnaute { əmɔsjɔnot } :

Dérivé d’émotion, du latin emovere : mettre en mouvement / ébranler. et du suffixe -naute du latin nauta : matelot, relatif aux navigateur/trice.

  1. Définit tout individu à même de s’émouvoir au sein de son environnement.

  2. Explorateur/trice intemporel/le de l’humain et de la ville. Individu qui agit sur la ville et la rend visible aux yeux de tous.

  3. Communauté d’individus s’engageant à exercer et vivre sous le prisme de l’émotion.

Les émotionnautes ne sont pas nés, ils sont.

Toujours là parmi le monde, parmi la foule et les crachats : l’émotionnaute observe, traduit, excite, vibre. L’émotionnaute c’est celui ou celle qui ose vivre la ville, pleurer, crier, vomir - à même le bitume. L’émotionnaute sent la brise derrière la pollution, voit l’herbe sous le pavé, entend chanter les cheminées, se délecte de la pluie lorsqu’elle tombe et frôle les êtres lorsqu’il/elle les croisent. Les émotionnautes sont alors une communauté constituée de toi, de moi et d’eux : des gens qui savent encore ressentir, qui croient encore profondément à l’intuition et aux vases communicants.

Alors si toi aussi tu te sens émotionnaute: engages-toi aujourd’hui et pour demain à vivre et exercer sous le prisme de l’émotion et aides-nous à faire de l’émotion un Label Humanité.

N’abandonnons pas ce que nous sommes aux prises de la rationalité.

Nos émotions sont puissantes, elles font de nous ce que nous sommes. Laissons-les exister, sans trop les contrôler, sans trop les annihiler.

Soyons nous-même, sans retenue.

Aucune.

Oui mais ....What is the f**** point ?
  • Nous déclarons que la première fonction de la ville est d'émouvoir (et pas seulement de répondre à des besoins primaires comme marcher, s'abriter et manger) 

  • Nous déclarons qu'il manque donc des espaces purement à but émotionnel (Un endroit pour tomber amoureux ? un autre qui serait là pour défouler ta colère ?)

  • Nous souhaitons que TU prennes conscience que l'espace qui t'entoure est BIEN PLUS que des pierres.

  • Nous souhaitons que TU prennes conscience que la ville n'est qu'une cristallisation de sentiments, de rêves et de déceptions. 

  • Nous voulons te donner des lunettes pour voir ça. 

  • Nous voulons que TU sois Touché par le monde et que le monde te TOUCHE.

  • Nous souhaitons que TU prennes conscience du poids émotionnel de l'espace dans lequel Tu te meus. 

  • l'art, pour nous, ça sert à transmettre un regard particulier sur le monde pour se sentir un peu plus vivant. Bref on essaie juste de te toucher un peu ! Si certaines de nos interventions ou écrits réveillent en toi quelque chose alors on aura réussi. C'est tout.

Etre émotionnaute, c’est une façon de remettre l’humain au premier plan : avant la société, le travail, la famille et toutes les notions qui nous entourent.

Etre émotionnaute c’est dire je suis (là), je ressent (là), je m’émeut (là).  Je suis un être qui interagît avec son environnement. Je ne suis pas rationnel.

Etre émotionnaute c’est se souvenir que nos émotions sont calquées sur les espaces. Qu’un lieu nous a fais surgir une émotion à un moment T, qu’une émotion à surgit dans un lieu T. Coïncidence ? en tout cas ce lieu T n’aura plus la même teneur émotionnelle pour vous après ça.   Ne pas oublier que tout s’interpénètre. Que notre corps façonne les espaces, et que les espaces façonnent nos corps (déplacements, attitudes, corps social ?)

Etre émotionnaute c’est vivre sans retenue, savoir s’arrêter pour ressentir, voir avec le cœur et sentir avec les yeux.

Etre émotionnaute c’est donc un état d’esprit, une envie primitive, innée d’être en symbiose : corps , âme, espace.

Etre émotionnaute c’est une idée naïve, si simple qu’on a tendance à l’éclipser. De dire que nous sommes des êtres émotionnels, qui réagissent à leur environnement social, spatial, spirituel, naturel, architectural… Toujours en connexion, toujours touchés, toujours réceptifs.

Pour finir, juste un exemple de cristallisation sentimental.

Avec sa première femme, il allait toujours au même restaurant. 

Et elle l'a quitté. Aujourd'hui, sa nouvelle femme lui dit

"et si on allait manger là?"

Que faisons-nous ? 

Certains diront non, ils sacraliseront cet espace, le mettront sous cloche et ne rentreront plus jamais dedans. 

Certains diront oui et apposeront un nouveau calque de vie sur l'ancien. 

D'autres encore auront oublié (mais ils se font rare non? ) 

Evidemment, il y a aussi celui qui viendra devant un peu tous les jours comme un pèlerinage. 

Et vous ?